Zoom sur une journée type de Quiterie Thomann, consultante opérationelle et fondatrice de FASHION LIGHT UP.

Si j’avais écouté mon entourage il y a 3 ans, je ne me serais jamais lancée ! On m’avait dit :

  • « C’est un métier très masculin »
  • « Il te manque des cheveux gris pour être crédible »
  • « La solitude est dure au quotidien »

Et pourtant, j’ai trouvé ma place et je ne changerais de métier pour rien au monde. Alors, ne réfléchissez pas trop, ayez confiance en vous…et foncez ! Il n’y a pas de routine dans ce métier, mes journées ne se ressemblent jamais. Je suis donc obligée d’être bien organisée.

Une journée avec Quiterie Thomann

Une journée type ? Il n’y en a pas vraiment, mon emploi du temps est très variable, mais si je devais vous répondre ce serait …

9h00 : Time to search

J’attaque ma journée vers 9h et m’accorde 1h30 pour checker mes mails et faire de la veille.

  • Prendre des rendez-vous
  • Rechercher une information sur les réseaux sociaux
  • Me tenir au courant des tendances de mon secteur : la dynamique des soldes, l’actualité des acteurs (rachat de société, stratégie de développement), ou des nouveautés en management/gestion/tech...

10h30 : Pause thé ? Pas pour toute suite 

Ce début de matinée est déjà bien avancé, j’ai maintenant 2h pour préparer mon rendez-vous de l’après-midi chez mon client.

12h30 : On recharge l’organisme 

L’heure du déjeuner approche ! Aujourd’hui, je déjeune avec une ancienne collègue qui a changé de société. Je suis ravie d’échanger des nouvelles avec elle sur un plan perso bien entendu mais également pro sur son nouveau poste. C’est toujours intéressant de comprendre la culture et les enjeux d’une marque. Le consultant est curieux de nature ! 😉

14h30 : Place à l’optimisation

Pour bien entamer la deuxième partie de la journée, rien de mieux qu’une bonne tasse de thé ! Je dédie entièrement mon après-midi à l’avancée de ma mission actuelle sur les enjeux de performance opérationnelle d’un acteur de la mode. Je dois notamment voir les directrices de l’offre et de la production pour améliorer les marges et réduire le Time to market.

17h30 : Une après-midi rythmée

Je réponds aux demandes au fil des arrivées, c’est à ce moment là que je suis la plus productive… les échanges vont bon train, les idées fusent. Et le temps file.

20h : Changement de casquette

C’est l’heure du dîner avec les enfants. C’est important de se prendre un moment en famille.

21h30 : et le soir ? 

Soit j’ai l’impression d’avoir fait ce qu’il fallait dans la journée (ce qui est souvent rare), soit je m’y remets une petite heure ou deux et réponds à quelques mails avant de me coucher…

Le rythme de ce modèle de travail

Quant au rythme, même si des missions en full time s’apparentent au salariat, cela n’a rien à voir en réalité. Je me suis demandée au début si j’allais être suffisamment dynamique pour avoir la capacité de passer d’une mission à l’autre, tout en me donnant à 200% pour mes clients. Oui, c’est faisable et c’est même appréciable car une mission enrichit une autre et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Mon truc est d’alterner une mission longue (8-10 mois) chez un client unique avec des missions plus courtes (4 mois), souvent en part-time et chez plusieurs clients. Cela me permet de souffler un peu…

Et quelque soit le format (full ou part time), je me garde toujours du temps pour prospecter en parallèle.

Mes peurs au début de mon parcours d'indépendante

Les intermissions 

Ma première intermission a été difficile à vivre : 3 mois, c’est long en effet ! Je ne peux que conseiller à ceux et celles qui hésitent encore à se lancer de bien gérer ces périodes et d’en profiter pour les valoriser.

Désormais, ces intermissions ne sont plus pour moi des moments « perdus », j’en profite justement pour prendre de la hauteur :

  • Quels prochains clients cibler ?
  • Sur quoi communiquer ?
  • Quelle méthodologie approfondir ?

La prospection

Quant à la prospection, elle a été au début ma « bête noire » : c’est facile de vendre un produit…mais c’est autre chose que de se vendre soi-même ! Finalement, je me suis prise au jeu : quand ton offre de services est claire, la prospection devient naturelle et efficace.

J’ai également eu la chance d’avoir pivoté vers ce nouveau métier à un moment où le marché s’est structuré à la fois en conseil et en interim management, y compris dans les fonctions habituellement internalisées. Les secteurs dans lesquels j’interviens (Mode-Maison-Beauté) vivent actuellement de profondes mutations et les marques font de plus en plus appel à des experts pour les accompagner dans leurs chantiers de transformation.

Ce qui m'anime dans mon métier

Pourquoi j’ai décidé de ne plus revenir en arrière ? Tout simplement parce que j’ai trouvé ma place et le plaisir de travailler avec des clients, mais aussi avec des partenaires (apporteurs d’affaires, fonds d’investissement, plateformes…), des prestataires, des collaborateurs… Il est faux d'affirmer que le consultant avance seul. 

Ce que j’aime particulièrement, c’est cette liberté de pouvoir organiser mon agenda, de choisir mes missions, de passer d’une culture d’entreprise à une autre, de m’enrichir de rencontres diverses…et d’avoir aussi du temps pour soi, c’est le grand luxe du consultant !

 " Il ne faut pas hésiter à se lancer si on apprécie l’action, qu’on est pugnace, agile et dans l’écoute, autant de qualités indispensables pour réussir. "
L’indépendance vous tente ? Vous avez besoin de conseil, d’accompagnement ?