Apport d’expertise d’Evelyne Laybros Dubois, Consultante en protection sociale complémentaire – Administratrice de sociétés et associée fondatrice chez E L Conseils, sur ce nouvel aléa que représente le Coronavirus.

« L’ignorance individuelle a largement reculé pour faire place à une redoutable ignorance sociale. Par sa complexité croissante, la société nous échappe d’autant plus que le refus de voir est partout plus redoutable encore que la paresse. » Alfred SAUVY

Plusieurs milliards d’euros injectés par l’Etat pour faire face à la pandémie du CORONAVIRUS. Une aide publique forte et immédiate pour atténuer les effets délétères de ce fléau. Mais l’Etat a d’ores et déjà annoncé que ce risque devrait à moyen terme être couvert par une offre assurantielle adéquate.

1. Résurgence de risques anciens

Peste noire, grippe espagnole, les pandémies sont anciennes. Celle qui sévit en 2020 dénommée  COVID 19 nous rappelle que ce risque n’appartient plus uniquement à l’histoire ancienne. Elle remet sur le devant de la scène un fléau récurrent et toujours dévastateur au plan humain et économique.

Le COVID 19 nous remémore également que les aléas de la vie constituent des enjeux majeurs tant pour les entreprises que pour les individus.

Or, son périmètre tend à s’accroître au fil du temps : risques dépendance en forte émergence, Etat Providence qui se désengage des risques vieillesse ou crise de notre système de santé et maintenant émergence de pandémies qui pourraient tendre à se renouveler dans les années à venir.

Il y aura donc bien un avant et un après COVID19

2. Le COVID 19, ou la nécessaire réévaluation des risques de la vie avec ses effets collatéraux.

Cette pandémie de nouvelle nature qui s’abat aujourd’hui sur le monde, conduit à réévaluer ce type de risques sur les organisations humaines à savoir :

  • Mieux appréhender leur survenue
  • Réduire ses conséquences dommageables sur les organisations (chômage partiel, absence de certains membres du personnel voire de leurs femmes et hommes clés, rupture de la chaîne d’approvisionnement, blocage des transports etc …)
  • Garantir une meilleure prise en charge de ses conséquences financières tant pour les membres du personnel que pour la structure en elle-même

On oublie trop souvent que la couverture des aléas de l’existence que sont la retraite, la prévoyance et la santé représente à ce jour plus du tiers du PIB de la France soit aux alentours de 800 milliards d’euros de dépenses annuelles. La prise en charge de tout nouveau risque se traduit donc par des charges nouvelles de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

3. Une aide étatique d’urgence qui devra être relayée par la sphère privée.

Les Pouvoirs Publics ont annoncé un plan de soutien fort et immédiat. Dans le même temps ils ont martelé que le relais devrait être pris par la sphère privée via: 

  • Des couvertures assurantielles adéquates
  • La création de plans de continuité d’activités appropriées

Dit autrement cette gestion de crise devra aboutir à très court terme à une prise de conscience de tous les acteurs économiques de ce nouvel aléa. Le risque de pandémie doit être intégré à l’avenir par toutes les sociétés opérant sur le territoire français.

La grippe H1N1 en 2009 avait déjà suscité des réflexions et des plans d’actions de secours. A l’évidence sans en tirer des leçons assez opérantes au regard de la situation actuelle et de la déconcertation de tous face au CORONAVIRUS.

La gestion de la pandémie liée au coronavirus de 2020 doit donc cette fois-ci se concrétiser et être relayée par des actions concrètes, efficaces et opérationnelles :

  • De réels plans de continuité d’activités
  • Des prises en charge assurantielles bien réelles et dimensionnées avec rigueur et réalisme.

Par ailleurs, de grands acteurs de l’assurance se mobilisent d’ailleurs sur le sujet: AXA propose un « régime pandémie ». En effet, l’assureur souhaite créer, en partenariat avec l’État, un dispositif spécifique, qui puisse accompagner des crises sanitaires comme celle du COVID19. Ce dispositif permettra également de mieux préparer la prise en charge des futures crises sanitaires. 

De plus, dans certains contrats d’assurances dit « homme clé » il y a des garanties qui peuvent d’ores et déjà couvrir tout ou partie certaines pertes et/ou dommages liés au COVID19. Il s’agit donc d’examiner l’étendue des garanties souscrites à ce titre.

Ainsi, ce nouveau risque exige à tous les niveaux que soit reconsidéré cet aléa avec un audit spécifique.

E L CONSEILS, forte d’une expertise en assurances de personnes de près de 30 ans, accompagne les entreprises dans cet exercice d’audit, de construction de plans de continuité et d’élaboration de garanties assurantielles appropriées.

Article sur la Tribune de l’Assurance (2019) – Les nouveaux habits de l’épargne retraite

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